Cadres : le moral remonte
Le baromètre Viavoice-HEC-France Inter-Réussir a enregistré une hausse en mai, liée à une forte amélioration des perspectives professionnelles.
Bien que demeurant à un niveau très bas (- 24), le moral des cadres s'est redressé en mai (+ 3 points). « L'élément déterminant de cette embellie est la forte amélioration des anticipations en matière d'opportunités professionnelles, dont l'indice progresse de 12 points », souligne François Miquet-Marty, directeur de la société d'études et de conseil en opinions Viavoice. « Ce résultat s'inscrit dans la ligne de l'enquête Besoins en main-d'œuvre, conduite par l'Unedic, les Assedic et le Credoc, qui prévoit une hausse des embauches de cadres en 2008 par rapport à 2007. » De son côté, l'indice concernant les perspectives d'évolution du niveau de vie, qui n'avait cessé de se dégrader depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, a progressé de 6 points. « Ce coup d'arrêt apparaît notamment comme le fruit de sa politique », estime François Miquet-Marty.
Inquiétudes pour l'avenir
Mais de nombreuses inquiétudes demeurent. Ainsi, plus de la moitié des cadres (52 %) pensent que la situation économique de la France sera « moins bonne » en 2008 qu'en 2007 (le taux de croissance, meilleur que prévu, a été de 2,2 % l'an dernier) et 39 % « comparable ». Cela rejaillit sur leurs prévisions en matière d'emploi et d'évolution de leur situation financière personnelle. Ainsi, ils ne sont plus que 29 % (- 4 points) à penser que le chômage diminuera au cours des prochains mois et 39 % (+ 4 points) s'attendent à une dégradation de leurs finances.
Sur ce point, la question ouverte posée aux cadres, consacrée à la perception de la conjoncture, est révélatrice. La flambée des cours du pétrole revient comme un leitmotiv d'inquiétude pour l'avenir. « Toute l'économie est basée sur le pétrole et l'énergie. C'est inquiétant pour la hausse des prix », note un cadre du BTP.
« L'apparition de nouvelles opportunités professionnelles est parvenue à réinjecter une part d'optimisme dans un univers sombre et à donner un coup d'arrêt à une tendance depuis longtemps rivée sur le pessimisme. Néanmoins, c'est l'inquiétude qui, très largement, prévaut encore aujourd'hui », analyse François Miquet-Marty.
Source : Le Figaro, le 02/06/08
L'étonnant potentiel du relationnel
Le moindre contact professionnel, amical ou social peut constituer le point de départ d'une future embauche. Entretenir son carnet d'adresses reste donc indispensable.
Pour trouver son nouveau boulot, Claude Chirac ne s'est pas plongée dans les petites annonces. Pourtant, elle a hérité d'un poste en or : la direction de la communication de PPR. Certes, tout le monde n'est pas la fille (ou le fils) d'un ancien président de la République. Mais vous pouvez trouver, vous aussi, un job sans l'avoir demandé. Le principe est simple : être repérable dans votre univers professionnel et sollicité par des gens qui vous connaissent ou qui ont entendu parler de vous. En 2007, une étude de l'Association pour l'emploi des cadres (APEC) sur la mobilité a montré que 35% des cadres avaient trouvé leur nouvel emploi par relations personnelles. Cette logique de gré à gré entretient ce que l'on appelle le «marché caché de l'emploi». Aujourd’hui, compte tenu des tensions du marché, même les responsables du recrutement en appellent au carnet d'adresses de leurs salariés. En 2007, la société de conseil Altran a ainsi organisé une grande opération de stimulation interne pour pousser ses collaborateurs à rabattre leurs relations vers des journées de rencontre avec l'entreprise. Si la candidature était de qualité et le candidat recruté, le collaborateur percevait une prime de 750 euros.
Sortir de son entreprise
C'est donc plus que jamais le moment de revivifier son carnet d'adresses. Mais, pour bénéficier de cet engouement, il ne suffit pas d'un coup de baguette magique qui inverse le rapport entre le demandeur et l'offreur. Le «miracle» se produit parce que le candidat travaille son «marketing personnel». Les clés de ce mix : un bon capital relationnel, un peu d'activisme dans sa sphère professionnelle et le goût du partage. Si la moitié des cadres trouvent leur poste grâce à un contact qui les a renseignés ou appelés, c'est parce qu'ils sont visibles.
Première condition, donc : entretenir des liens professionnels à l'extérieur de son entreprise. Le risque d'étanchéité guette en priorité les salariés des très grandes entreprises. France Télécom, IBM ou Total sont des univers en soi. Pourquoi faut-il qu'ils mettent le nez dehors ? Parce que, comme l'explique Herminia Ibarra, professeur à l'Insead, «plus les personnes nous sont proches, plus elles évoluent dans le même contexte que nous. Elles ont les mêmes besoins et détiennent les mêmes informations, les pistes de jobs viennent moins facilement d'elles». Or si la légitime nécessité de se faire déjà connaître en interne est en soi une activité, chacun sait qu'il a peu de chances de rester trente ans dans la même entreprise.
En cultivant une présence dans des réseaux hétérogènes, l'individu tisse une toile de liens faibles extrêmement utiles. Ces autres réseaux ne sont pas à chercher très loin, il suffit de les repérer et de les faire vivre. Pas besoin d'être admis au prestigieux cercle du Siècle. A la porte de votre bureau, il y a, par exemple, l'écosystème de votre entreprise, ses clients et ses fournisseurs. Patrick Amiel, ancien directeur général d'une agence Web, s'est ainsi fait appeler l'an dernier par d'anciens clients potentiels. «Je les avais rencontrés sur une consultation et j'avais maintenu le contact de loin en loin. Un jour, ils m'ont appelé pour me demander de faire partie de leur équipe. La proposition arrivait alors que j'étais mûr pour participer à l'aventure d'une entreprise.» Il est aujourd’hui directeur associé responsable du marketing de Wengo.
Communiquer au maximum
Pour compléter le tableau, précisons que Patrick Amiel ne s'en tient pas aux relations interpersonnelles, il entretient sa visibilité. Il est ainsi l'un des premiers à avoir lancé, voilà quatre ans, un blog thématique sur le sujet qui l'occupe : le marketing interactif. A l'époque, il sous-loue des locaux à un inconnu qui ne le restera pas : Loïc Le Meur, devenu le roi du Web 2.0. «Il m'a dit : essaie ce truc-là, ça va être géant», raconte-t-il. Sans en attendre rien de spécial, il prend goût à analyser quotidiennement l'actualité de son secteur et gagne une audience régulière dans sa sphère professionnelle. Les publicitaires parlent de «présence à l'esprit».
Si votre secteur d'activité ne consomme pas le Web à aussi haute dose que le high-tech, il existe une foule de lieux de prise de parole. Les conférences des clubs d'anciens élèves ou celles des salons sectoriels sont toujours à la recherche d'intervenants. La presse, professionnelle ou généraliste, est une autre voie. Evitez de refuser un entretien à un journaliste, car les «bons clients», ceux qui parlent bien de leur métier, sont régulièrement sollicités. Travaillez pour vous en même temps que pour votre entreprise en vous inscrivant aux divers prix qu'organise votre profession. «Un podium de prix, c'est un rêve. Le lauréat dispose, à ses pieds, d'une brochette d'employeurs hyper qualifiés qui sont là pour l'entendre parler de la qualité de ses réalisations», rappelle Eric Beaudouin, directeur général d'Oasys, cabinet de transition professionnelle. Donner des cours dans une école permet aussi de mettre en forme son expérience pour en parler avec aisance et de rencontrer d'autres professionnels. Luc Bretones, directeur régional d'un grand opérateur de télécoms français, avoue avoir fait d'intéressantes rencontres lors des journées de jury de HEC dont il était membre.
Enfin, sachez vivre vos centres d'intérêt sans culpabiliser, ils vous mèneront peut-être vers le job de vos rêves. Comme Christophe Chenut, ancien publicitaire et fondu de sport, que son investissement à la présidence du club de foot de Reims a mené de fil en aiguille à la direction générale du groupe L'Equipe.
La bonne nouvelle, c'est que toutes ces activités, loin d'être fastidieuses et superflues, contribuent aussi à augmenter la performance et le plaisir dans son job du moment. «L'ouverture donne des idées et entretient la créativité, constate Luc Bretones. Dans les conférences de mes différents clubs professionnels, j'ai eu, bien sûr, de nombreuses propositions, mais je fais cela avant tout pour me maintenir en alerte et en avance sur mon métier.» Pour ne rien gâcher, la socialisation associée à ces occupations serait même un facteur de bonne santé. C'est Robert Putnam, professeur de science politique à Harvard, qui le dit : «Les individus connectés résistent mieux aux microbes et au stress. La sociabilité a des effets psychologiques prouvés par toutes les études : vivre isolé est un facteur de risque prématuré aussi important que le tabac.»
Source : Challenges, le 03/01/08
Recrutement : les jeunes diplômés parient sur les sites des entreprises
En revanche, ils négligent les sites d'annonces, les salons et surtout les réseaux sociaux comme Facebook.
Les étudiants de grandes écoles parient d'abord sur les sites d'entreprise pour réaliser le volet matériel de leur recrutement. Mais, auparavant, ils ont effectué leur "sourcing" en se renseignant très précisément sur leurs entreprises préférées. C'est ce qu'indique une étude réalisée par Quatre vents, cabinet de Conseil en marketing et communication, auprès de 20.000 étudiants des 120 meilleures grandes écoles d'ingénieurs et de commerce. Une très grande majorité de ces jeunes, précisément 61,7% des élèves d'écoles de commerce et 59,7% des futurs ingénieurs, privilégient une candidature via le site web de recrutement des entreprises. Pour les autres vecteurs, c'est un peu la bérézina. Les sites de petites annonces d'emploi ne sont cités que par 18,4% des élèves, les salons de recrutement par 9,4%. Quant aux réseaux de socialisation du type Facebook, leur attractivité est totalement anecdotique. Ils ne sont cités que par 1,3% des jeunes concernés. Bref, les entreprises sont dans le vrai lorsqu'elles améliorent leurs sites et les rendent plus dynamiques. Cependant, pour ces jeunes, aller sur ces sites ne représente qu'un passage à l'acte final. Auparavant, ils se sont livrés à une véritable étude de marché qui leur a permis de savoir exactement dans quelle entreprise ils souhaitaient travailler. Pour mener leur "sourcing", 44,2% d'entre eux se sont d'abord renseignés via le site stage/emploi de leur école ou le service des stages. Ensuite, 39% d'entre eux se sont renseignés lors des forums de recrutement de leur école. Les événements inter-écoles et le sponsoring d'associations sont le troisième vecteur le plus efficace avec 38% de suffrages. Les parrainages de promotions (16%) et le partenariat avec l'administration (10%) ferment la marche.
Source : La Tribune.fr, le 09/06/08
Plus de quatre patrons dans une vie professionnelle
Sur l'ensemble de leur carrière, les salariés ont connu 4,2 employeurs en moyenne. Trois salariés sur cinq ont changé de métier.
Comme l'emploi des cadres se porte bien, la mobilité des salariés progresse. Et dans les années à venir, elle devrait s'accentuer. Fini le temps de nos grands-parents où l'on passait toute une vie professionnelle chez un seul et même employeur. Un sondage TNS Sofres pour l'Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail (Anact) révèle que 61% des salariés ont changé de métier au cours de leur vie professionnelle. Ils sont 41% à avoir travaillé dans une ou deux entreprises, 37% dans 3, 4 ou 5 entreprises et 11% dans 10 ou plus.
Le salaire, première raison pour bouger
Sans surprise, la principale raison qui pousse les salariés à changer d'employeur est le salaire. En effet, la rémunération arrive toujours en tête (52%) des préoccupations des salariés. Bien avant les conditions de travail (44%) et l'intérêt du poste occupé, la reconnaissance professionnelle, le temps libre en dehors du travail ou la possibilité de rebondir vers un autre métier ou une autre entreprise.
Les autres raisons qui poussent les salariés à démissionner sont la démotivation ainsi que le manque de perspective et d'évolution dans le poste actuel. D'autres motifs incitent aussi les salariés à quitter leur employeur : un travail trop stressant (40%), une volonté de sortir d'une situation précaire (32%), une trop grande répétitivité des tâches (33%), des horaires difficiles (24%) ou des risques physiques importants (24%).
Objectif formation
Avant d'envisager de quitter leur employeur, 80% des salariés se disent prêts à consacrer du temps personnel à leur formation. Une forte majorité connaît tous les dispositifs de formation continue : le bilan de compétence, le Droit individuel à la formation, la validation des acquis de l'expérience, et le congé individuel de formation. Mais seulement 7 à 20% des salariés ont franchi le cap. Les raisons ? La complexité des dispositifs et la crainte de l'employeur. Selon l'étude, entreprendre un tel dispositif de formation continue révélerait un projet de départ de l'entreprise. La nouvelle réforme attendue d'ici fin 2008 devrait rendre les procédures d'application plus souples.
Source : Capital, le 29/05/08
Être père et cadre sup' à la fois
Père et cadre sup, comment équilibrer votre vie ? Le point avec le cabinet de conseil Equilibres et Bénédicte Bertin-Mourot, sociologue au CNRS et co-créatrice de L'Observatoire des Dirigeants.
Comment en France, les pères cadres, cadres supérieurs et hauts potentiels âgés de 30 à 40 ans concilient-ils leurs vies professionnelles et personnelles ? Menée par le cabinet de conseil Equilibres et Bénédicte Bertin-Mourot, sociologue au CNRS et co-créatrice de L’Observatoire des Dirigeants, cette enquête est intitulée « Les pères managers en quête d’équilibre. Portrait d’une génération qui entend réconcilier travail et paternité». Réalisée auprès de pères, notamment chez Suez, PSA Peugeot-Citroën, Coca-Cola Entreprise, Saint-Gobain, Bain&Company, complétée par un sondage orchestré par LH2, l'étude met en lumière l'idée centrale suivante : les hommes investissent chaque jour davantage leur paternité. Et chemin faisant, ils transforment la relation au travail.
Deux pères cadres sur trois veulent une vie équilibrée, c'est à dire maintenir leur investissement professionnel sans pour autant sacrifier leur vie de famille. 60% des pères cadres interrogés ont pris leur congé paternité en totalité ou en partie. La moitié des pères cadres regrettent ne pas avoir assez de temps pour s’occuper de leurs enfants. 20% d'entre eux se disent prêts (surtout en Ile-de-France) à quitter leur entreprise si cela leur permettait de mieux concilier sphère privée et professionnelle.
L'étude montre qu'en 2008, la génération de pères de 30 à 40 ans est surtout «équilibriste » (52%) ou « égalitaire » (33%), alors que les « pourvoyeurs de revenus » ne sont que 15%. Pour les deux premières catégories, construire une vie équilibrée relève d'une aspiration profonde, pas facile à mettre en œuvre au bureau. Ces deux groupes appellent de leurs vœux de véritables changements des mentalités et une mutation culturelle des entreprises… qui est longue à venir. "Ils ont toujours le sentiment de se heurter aux préjugés les enfermant dans leur rôle de managers, à la culture de l’implication totale rendue possible grâce aux outils high-tech et au fait que les congés parentaux, temps partiels et autres respirations professionnelles sont encore trop souvent considérés comme tabous", met en lumière l'étude.
Par ailleurs, ces «équilibristes » et ces « égalitaires », doivent aussi au quotidien négocier avec leur épouse, tout autant voire plus diplômées qu’eux, la répartition du temps dans le couple. Même si, in fine, les compromis professionnels sont le fait de l’épouse, surtout chez les cadres dirigeants.
Source : L'Expansion.com, le 20/02/08
Au secours, je manque de temps !
Beaucoup de managers se plaignent d'être débordés. Pour s'en sortir, il faut savoir se concentrer sur les activités prioritaires et déléguer un maximum de tâches.
COURIR après le temps
C'est le marathon vécu par Anne Browaeys, 32 ans, juste après sa promotion au poste de directeur général de FullSix, une agence de marketing relationnel. «Mon rythme de travail est brutalement passé à la vitesse supérieure. Pendant trois mois, je n'arrivais plus à tout caser dans ma journée de douze heures.»
Depuis, elle a réussi à dompter son emploi du temps chargé en se fixant des priorités. «Avant, il m'arrivait d'aligner onze rendez-vous dans la journée. C'était mon côté perfectionniste. J'ai donc décidé de ne plus traiter certains sujets que je ne jugeais pas prioritaires et de me concentrer sur les 20% du business qui font 80% de l'impact en interne.»
Ce qui est valable pour un dirigeant l'est aussi pour un manager ou un expert: il faut absolument se fixer des priorités et perdre l'illusion que l'on peut tout faire à 100%. Mais comment choisir les tâches sur lesquelles concentrer ses efforts? Pour Claude Saurel, consultant en management, il suffit de se poser les questions suivantes: «Quelle est ma valeur ajoutée? En quoi suis-je indispensable au fonctionnement du service? Qu'attend-on de moi dans la société ?».
Marge de manœuvre
«Une fois identifiée la valeur ajoutée de sa fonction, on peut distinguer l'accessoire, potentiellement relégable, et le cœur de métier, qui ne l'est pas», explique Jean-Pierre Testa, manager à la Cegos. «En déléguant, j'ai dégagé facilement 25% de temps en plus», estime Anne Browaeys.
Reste ensuite à gérer les priorités. Pour Jean-Pierre Testa, elles doivent être, dans la mesure du possible, planifiées. «Je me souviens d'un cadre qui se plaignait de ne pas communiquer assez avec ses collaborateurs. Mais il ne programmait jamais de réunions pour échanger et faire le point.» Pour autant, la planification a ses limites. «Dans une journée de travail, on rencontre toujours des imprévus: l'absence d'un collaborateur, une panne informatique, une réunion urgente», explique Claude Saurel. Mieux vaut se laisser des marges de manœuvre plutôt que de noircir totalement son agenda.
Parmi les missions essentielles, il est conseillé de commencer par les plus imposantes et terminer par les plus «légères». C'est la fameuse loi des «pierres, des petits cailloux et du sable». Pour que tout rentre dans une boîte, on doit d'abord mettre les plus grosses pierres, puis les cailloux et enfin le sable. Pour gérer son temps de travail, c'est pareil.
Culture de la synthèse
«Je m'efforce de traiter en premier lieu les chantiers de fond, quitte à procéder ensuite à quelques ajustements, assure Jérôme Lesage, directeur général de Place de la Formation (courtier en formation professionnelle). C'est la meilleure méthode pour respecter les délais.» Se concentrer sur l'essentiel, c'est aussi éliminer les réunions inutiles ou les paperasses encombrantes. «Vous ne verrez aucun dossier s'empiler sur mon bureau, raconte Yahya El Mir, PDG de SQLI (services e-business). J'ai aussi imposé que le reporting hebdomadaire du groupe tienne sur une page. Une culture de la synthèse qui fait gagner du temps à tout le monde.»
En déléguant le moins important dans son métier et en hiérarchisant ses tâches, le manager peut se ménager du temps pour prendre du recul. «Cette prise de réflexion, j'essaye de l'avoir une heure par jour, poursuit Jérôme Lesage. Pour un dirigeant, il faut savoir s'extraire de l'opérationnel et réserver des moments au suivi des dossiers avec chaque manager.» Un cadre doit aussi s'accorder des pauses pour casser la routine. «Je conseille souvent de noter sur son agenda des rendez-vous avec soi-même, ajoute Jean-Pierre Testa. Cela permet de se consacrer à un travail de fond.»
Source : L’Express 30/04/08
